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Un 11 novembre émouvant...
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Après les dépôts de gerbes devant le monument aux Morts, ce fut tout d'abord M. Maurice Salembier, président des Anciens combattants, qui prononça un discours relatant avec émotion la tragédie qui pris fin le 11 novembre 1918. Puis M. Philippe Vanheule, maire de la commune, prit la parole, rappelant le drame vécu par des centaines de milliers de militaires, mais également de civils qui succombèrent au cours de cette guerre atroce. Il souligna le lourd tribut payé par la commune au cours de cet affrontement : 39 de ses enfants furent tués. Ensuite M. le Maire termina par la lecture du discours du président de la République comme "hommage de la nation aux soldats morts pour la France". Après la minute de silence et les hymnes nationaux, M. Joseph Kaspruck, ancien combattant, reçu des mains de M. Michel Chevallier la médaille commémorative d'Afrique du Nord. Ensuite un cortège se forma pour se rendre au cimetière communal. De nouvelles gerbes furent déposées devant la stèle des Anciens combattants où MM. Maurice Salembier et Sarhan procédèrent à l'appel aux morts.
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De retour à la mairie, une surprise attendait le président des Anciens combattants. M. Philippe Vanheule, aidé par les membres de l'association, reconstitua avec rigueur et détails le parcours impressionnant d'un homme pourtant si discret avant de lui remettre la médaille de bronze du bénévolat. Le récipiendaire fut très surpris et ému, car les démarches avaient été menées dans le plus grand secret. La municipalité offrait ensuite le verre de l’amitié dans la salle de la mairie.
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Rappel des événements...
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Première guerre mondiale : 4 août 1914 au 11 novembre 1918. Le 11 novembre 1918, à 5 h 15 du matin, la signature de l’Armistice est signé en forêt de Compiègne, près de la gare de Rethondes (Oise), dans un wagon-restaurant aménagé en salle de réunion. Le cessez-le-feu prend effet à 11 heures. L'amiral Wemyss, le maréchal Foch et le général Maxime Weygand mettent fin à quatre ans de guerre contre les Allemands (1914-1918). Au front alternent des scènes d'émotion, de joie et de fraternisation à l'annonce du cessez-le-feu. La liesse déferle sur la France, tandis que retentissent les coups de canon que Georges Clémenceau a ordonné de tirer. Tous les combattants veulent croire que cette guerre est la "der des der". Au Palais Bourbon, à 16 heures, Clémenceau lit les conditions d'armistice, salue l'Alsace et la Lorraine libérées et rend hommage à la Nation. Ce "jour de bonheur" ne peut faire oublier à l'ancien combattant, revenu à la vie civile, l'expérience tragique et le message dont il est porteur. Il importe en effet que le courage et les sacrifices des soldats durant ces quatre années de guerre restent dans chaque mémoire. Ce sont les anciens combattants qui vont imposer peu à peu le 11 novembre comme une fête nationale.
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